Scientifiques

Les principales missions scientifiques à Clipperton

Plus de missions étrangères que françaises


1861 peut être considérée comme l'année de la première mission scientifique avec le retour aux États-Unis d'échantillons botaniques.

De 1897 à 1906, des prélèvements, surtout d'échantillons de roches et phosphates, puis de plusieurs milliers de tonnes de phosphates, ainsi que des échantillonnages biologiques sont effectués par des Français (Lockhardt) et des Etatsuniens (Beck par exemple).

En 1935, un an après des draguages biologiques nord-américains, la Marine française réalise l'hydrographie des atterages et la carte topographique et bathymétrique au 1:20.000 de l'île qui est publiée en 1937.


En 1958, pendant l'année géophysique internationale, l'île est pendant six mois une véritable base scientifique franco-étatsunienne avec une équipe de la Scripps Institution et la française Marie-Hélène Sachet qui est l'auteur de la plus complète monographie de l'île réalisée à ce jour.

De 1966 à 1969, ce sont les missions Bougainville qui apportent une moisson de résultats sur la faune et sur l'hydrobiologie du lagon (Publications du Dr Niaussat P.-M. et de Ehrhardt J.-P.)

En 1976 puis en 1980, l'équipe Cousteau s'y rend et tente de percer le mystère du "Trou sans fond".

De 1979 à 1984, le projet français "Station Météorologique Automatique" installe tout un dispositif de mesures : Trois bouées météorologiques sont ancrées dans le lagon et transmettent leurs données par le système ARGOS (satellites à défilement) : - la Marisonde B 59, est installée par le TCD "Ouragan" le 7 avril 1980 et fonctionne pendant 14 mois jusqu'à son remplacement - la Marisonde B 11, installée le 3 juin 1981 par l'Aviso-escorteur "Le Protet" fonctionne sans défaillance pendant plus de 18 mois jusqu'à son remplacement - la Marisonde B 73, installée le 7 décembre 1982 par le TCD "Orage" fonctionne pendant plus de 18 mois. Puis les bouées ancrées dans le lagon, donc relativement protégées du vandalisme local, ont été remplacées le 27 décembre 1982 par une station plus complète, du type ATMOS, installée au sol par le Bâtiment Ecole "Jeanne-dArc". Elle transmet beaucoup plus de données par un satellite géostationnaire et fonctionne correctement plusieurs semaines avant de s'arrêter, sans doute du fait de malveillance. (informations communiquées par Philippe Nacass, chef du projet)

Entre 1990 et 2000, il n'y eut pas moins de 10 missions scientifiques américaines dont 9 des Etats-Unis et une du Mexique en 1997, contre 0 mission scientifique française si on excepte la participation d'un chercheur français à la mission océanographique mexicaine de 1997. Mais hormis la mission de l'équipe pluridisciplinaire de Glynn P.W. en 1995, toutes les autres demandes d'accès à la zone française concernaient des études océanographiques, soit des relations océan-atmosphère, ou de la physico-chimie des eaux, ou encore de la biologie du milieu marin.

Pour les missions postérieures et les travaux actuels, se reporter à "Projets actuels" dans "Développement"

 


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